What A Wonderful World

20 août 2007 00:54
 
 

I see friends shaking hands, saying "How do you do ?"
They're really saying "I love you"...

Ça me manquera, je pense, mais c'est passé. Je crois avoir tout dit, je n'espère plus de façon irraisonnée, et les flots de la passion ont fait place à l'acalmie qui suit la tempête. Merci. Je n'avais pas éprouvé et ressenti avec tant de force depuis un bon bout de temps, et je te ferais bien un bisou, mais tu piques.


Là, tu vois, c'est comme si... Comme si notre existence était une île. Nos parents sont deux îles qui se rencontrent pour n'en former qu'une, jusqu'au jour où l'on prend notre part de sable pour arpenter l'océan. Et puis, là, seul au milieu de nulle part, il nous arrive d'accrocher d'autres îlots. Seulement, il faut savoir accepter que la tempête arrive et nous sépare à tout jamais. J'accepte, donc. Et je regarde le soleil qui se lève.
Sunrise, sunrise... Looks like morning in your eyes...

Un nouveau matin, un nouvel océan, de nouvelles îles.

Humeur: Calme

J'perds le Nord...

16 août 2007 23:51
 
 

Ça fait bizarre d'être un adulte, j'ai dans la bouche un arrière-goût de Stone, une envie de dormir, dormir, dormir, et me laisser mourir... Alors que quand j'étais petit, je détestais dormir, je me faisais violence pour m'endormir. Quoique ça, ça n'a pas vraiment changé. Je me fais violence sans m'en rendre compte en m'endormant et en me réveillant avec la même pensée. Alors je mets de la musique à fond, mais ça ne change pas grand-chose, je l'entends quand même, le Silence qui appelle.

Je le noie dans la musique, dans la cuisine et le travail aussi. Vas-y, fais un gâteau à l'ananas avec Moi, je veux mourir sur scène à fond dans tes oreilles. Et après tu avales ton gâteau avec gloutonnerie, alors que tu n'as même pas faim. Mais peut-être que ça comblera le trou ?

Il a peut-être raison : tu finiras peut-être seul et frustré. En même temps, n'est-ce pas ce que tu as toujours voulu ? Ne désires-tu pas dédaigner le monde du haut de ton promontoire ? N'est-ce pas ton aspiration suprême que de tous les observer depuis ton piedestal sans même qu'ils se doutent que ton regard pénètre jusqu'à la moindre de leur pensées ? À présent, tu sais tout. Tu entends tout. Tu vois tout. Rien ne t'est caché. Et tu n'as personne avec qui partager ton savoir. Tu en as l'exclusivité, comme dans ce rêve d'enfant. Engoncé dans ta fierté, tu es inaccessible, invulnérable et plus jamais un seul d'entre les fils des hommes n'osera t'approcher. Désormais, ils se tiendront à distance et s'écarteront sur ton passage avec crainte et déférence. Il n'y a que pour toi qu'ils agissent ainsi. Tu es le seul, l'unique, semblable à nul autre sur la terre. Oui, tu es seul, perdu et ainsi que tu l'as toujours souhaité, personne ne viendra à ton secours : tu t'en sortiras très bien tout seul. Quelle fierté, n'est-ce pas ? Cette joie qui étreint ton coeur et qui susurre tendrement à ton oreille c'est toi qui l'as fait. Ton regard se porte sur le monde qui t'entoure et... Ils sont là, tous. Ils se donnent la main et se font face. Ils se regardent dans les yeux, tu entends leurs pensées remplies d'amour et d'une chaleur que tu connus bien des années auparavant, quand tu n'étais pas encore un adulte.

Et là, le souvenir de la douleur revient, plus vif que jamais. Tu te souviens de ce vide horrible, quand la chaleur t'a soudainement quitté. Tu ne veux plus revivre ça, jamais. C'est pour ça que tu les as laissés derrière toi. Et tu es mieux ainsi, hein ? Tu es plus heureux que jamais, n'est-ce-pas ? Ils ne te manquent pas ? Dis-le ! Dis qu'il ne te manque pas ! Je veux te l'entendre dire. Regarde-moi, et dis-moi que le seul sentiment qui t'emplit est l'indifférence. Dis-moi que si tu barres le passage aux cons dans le métro, c'est parce que tu aimes ça, pas parce que tu as la tête ailleurs, les pensées vagabondant on ne sait où... Dis-le. Dis que tu veux être heureux et qu'il ne te manque pas une seule seconde.

Humeur: Agité

A3 13.08.07 JM.doc

14 août 2007 01:07
 
 

Ce soir, je ne dors pas,
C'est la toute toute première fois...


Oh, j'espère bien que je vais pouvoir m'endormir et oublier. Mais c'est impossible. Merde, on est le 13 août et je suis un adulte. J'écris même des gros mots, tiens. J'ai envie de crier putain, connard, salopard, couard, lâche, hypocrite, mais je serais ingrat, hein ? Puisqu'il est interdit de dire des noms dans ce jeu, je tairai ton identité, ne t'inquiiète pas. De toute façon, tu t'en contrefous de ce que les gens disent de toi dans ton dos : tu en fais tellement dans le leur qu'ils seraient stupéfaits.

Merci en tout cas. Tu m'as tellement appris en une journée que je ne sais pas si je serais capable de t'exprimer toute ma gratitude un jour. Ce n'est pas de l'ironie, hein, je parle au premier degré. Kounyé a, m-konnin sa ki nan kè lè zom.

Ce que j'ai pu être con. Mais j'étais jeune et con, et heureux de l'être. J'y croyais moi à ces valeurs universelles, j'avais confiance. J'étais presque devenu humaniste, tiens. Avec toi, j'ai cru qu'il y avait du bon dans chaque être humain, même chez les S. Ma première intuition était la bonne : en CP, je m'étais promis de ne jamais faire ami avec des S et assimilés. Du coup, en CE2, je n'adressai pas la parole à Benjamin M. et je ne saluais que vaguement Alexandre, Fabrice ou Salma. En 6ème, rebelotte : ils s'appelaient Alexis, Johann, Armand et Mathieu. Au collège, c'était Florian, c'était Anthony, c'était JB. J'avais raison. Et puis, je me suis voulu ouvert d'esprit. Y avait toi. T'étais sympa, toi. Je t'aimais bien, très beaucoup même. Je dois avoir un 6ème sens, tu sais, un truc pour ne tomber que sur des moches ou des connards (et aussi des poissons-psy). Oh oui, on ne s'est jamais tombés dessus, et cette nuit, je ne le regrette pas un seul instant. N'empêche, j'aimais bien t'avoir comme ami.

En fait, ce n'est pas vraiment à toi que j'en veux, mais surtout à moi d'avoir été si crédule, si naïf, si prompt et si hardi à aimer. Ça fait trop mal, je crois que je vais arrêter.

Bonne nuit.

Humeur: Changeant