Rehab

11 septembre 2007 23:21
 
 

Comme une fringale. Mais avec des mots, des émotions et tout sauf de la bouffe. Parce qu'il ya des fois où j'aimerais bien être Paris Hilton, tu sais, pour ne rien ressentir, pour ne rien perdre de l'instant présent et pour ne pas me perdre dans les instants passés. C'est certainement ça le prix à payer : pour parvenir à une grande destinée, pour accomplir ce que personne n'avait réussi jusqu'alors, pour se délecter du plaisir de sentir, d'aimer et de ne pas être aimé, on ne doit pas bénéficier du privilège de voir le monde avec des yeux de biche, on n'a pas le droit de boire du vinaigre.

Andromaque : On ne s'entend pas dans l'amour. (...) Hector est le contraire de moi. Il n'a aucun de mes goûts. Nous passons notre journée ou à nous vaincre l'un l'autre ou à nous sacrifier. Les époux amoureux n'ont pas le visage clair.

Regardez-les : elle est laide, il est hideux, et sa main s'aventure sur sa cuisse, tandis que leurs lèvres s'étreignent avec tendresse. Il la tient dans ses bras, sa tête a trouvé sa place au creux de son épaule. Mais parce que je n'aime que les histoires compliquées et que je ne me repais que dans les amours unilatérales, je suis manifestement destiné aux tragédies et aux vaudevilles dramatiques. En même temps, je m'en réjouis : je n'aurais pas à supporter les relations simples, niaises et béates. L'amour a trop de belles facettes pour que je vive celle-là. Il y aura bien des temps où Hadrien et moi nous aimerons stupidement, mais nous ne serons satisfaits qu'en période d'amour par-dessus tout, envers et contre tous, en dépit des vents et des marées. Quand il m'aimera ainsi et sans certitude d'être payé en retour, alors j'aimerai.

Humeur: Amoureux

Seras-tu là ?

9 septembre 2007 01:35
 
 

Sale habitude que de donner des titres de chansons à mes articles, mais j'aime bien. Des fois, ça n'a rien voir avec ce dont je veux parler, mais je me comprends.

Ça fait tout drôle d'être là comme ça, et de se voir décoller petit à petit. Comme quand tu lâches un ballon qui s'envole lentement et que tu attends le dernier moment pour le rattraper. Il va juste falloir que je trouve à quoi me rattraper. J'ai quand même ma petite idée là-dessus, au fond. Il a les bras juste comme il faut pour me remettre dans mon chemin. Et tandis qu'il arpentera le sien, il jettera des coups d'oeils inquiets, et je rirai de le voir aussi addicted. Le pauvre. M'enfin, comme Hémon et les autres, il sait déjà ce qui l'attend sans le savoir. Il n'y a que moi qui sois déjà au courant alors ? Tant mieux, j'adore ça. Je ne leur gâcherai pas la surprise, ne t'inquiète pas.

Comme j'y ai cru.

Mais non, te dis-je, il ne me manque rien. C'est faux, tu n'es qu'un provincial, tu ne sais rien. Lis Hugo, ignare. Paris forcera les portes de ton âme avant que tu n'aies eu le temps de jouer au videur et de virer Quasimodo.

Tu sais ce qui me fait rire ? Allégrion. En mal de vie sociale (Allégrion est un Sim), il discute sur Internet. Son profil pour trouver la Perle Rare :
Je suis tout bonnement parfait. J'excelle dans tous les domaines, à l'exception de ceux dans lesquels je me refuse à exceller. Chieur, prétentieux et suffisant, je dispose néanmoins d'une souris à molette et d'un lecteur CD. À tous les utilisateurs qui ont l'infinie bonté de me laisser des tags afin de compléter mon profil : évitez, je vous prie les lol et les fautes d'orthographe, ça fait vraiment mauvais genre sur la fiche d'un garçon aussi cultivé, intelligent et distingué que moi. Merci.
Et le pire, c'est qu'il a trouvé. Il ne reste plus qu'à apprendre à Hémon qu'il va devoir lâcher Ismène.

Je ne savais pas que ça pouvait ressembler à ça.


Pampampampampampampampam.

Je ne me connaissais peut-être même pas, pendant tout ce temps-là. Sûrement qu'avec un chouïa de *** et un soupçon de °°° j'y serais arrivé. Tant pis.

Croque dans la pomme en chocolat et monte à bord de l'hélico.
Je l'appelerai Aurore. Lui ? Eric, je pense. Oui, Eric.

Allez, reviens maintenant, tu n'as pas le droit de les laisser. Et pourquoi ? Pourquoi ? Ils sont bien partis eux ! Ils m'ont laissé, abandonné, sans scrupule, sans hésitation, sans ciller et sans verser une larme ! Ils sont plus forts que toi. Et parce que tu es faible et vulnérable, plie-toi à mes instructions. Non. Si. Non. Si. Toi-même. Non, c'est toi le chat. Arrête. Continue, oh oui, encore. C'est assez, range ta langue dans son fourreau. Je suis aiguisé et acéré. Tu iras vers eux, et tu leur diras que tu aimes. Infiniment. Et tu ne les quitteras pas avant que je l'aie décidé.

Comme un coffre avec mon coeur dedans. Oui, comme dans Pirates des Caraïbes. En moins tentaculaire, quand même. Viens, on marche comme Jack Sparrow. D'accord. Donc, un coeur enfermé. Il est bourré de tout plein de choses, des sentiments, des émotions, des haines, des amours, des déchirures et des blessures qu'il a charriés à travers l'échancrure du fleuve Orbi. Alors il regarde les étoiles et elles lui envoient le salut, c'est Astrie, il est redeemed. Rédempté en quelque sorte. Ah ben voilà, lui qui cherchait un nom. Il sera une constellation. Antinoüs. Oh, comme je suis alaindelonien. Et tu seras Hadrien, toi aux (deux cent cinquante-six divisé par soixante-quatre) prénoms.

J'ai trouvé ma voie. Je peux chanter. Non, je ne suis pas si fort, je vais franchir cette porte, regarde-moi pour la dernière fois, non, je ne t'aime pas, je t'adore.

La honte, hein ? Mais c'est la faute à NRJ by McDo. I'm Lovin' It. J'espère juste que vous nous offrirez des verres l'année prochaine, comme pour les longs évasés.

Eat the cross.

Humeur: Malicieux

Ce matin, un lapin a tué un chasseur

6 septembre 2007 22:09
 
 

Tout avait mal commencé. Je me réveille, épuisé, j'oublie de prendre mon petit-déjeuner, ouf, le train est en retard, ça m'arrange, puisque moi aussi, du coup, j'arrive au travail sans embûche, deux heures aux archives, hop hop, puis Excel pour toute la journée, oh, un texto de Tom-Tom, ça fait zizir, et puis vient l'heure de déjeuner, hop, j'embarque ma "Constitution commentée" et c'est parti. En bas, je me rends compte avec horreur et stupéfaction que le Canada russe est présent, hop, je file, je contacte le Japon pour l'informer des positions russo-canadiennes, et la voix du Japon restaure la paix et la tranquillité dans l'âme de Paris. Retour au boulot, foutage de la tête de la copine de caleçon du Japon, et puis, on rentre à la maison parce qu'il est l'heure là. J'appelle l'autre gourou/idiot/thérapeute à deux balles bien moins performant que mon Polochon, et j'apprends en même temps que des d'jeuns font un sitting pas très hippie dans la ville de radasse, ce qui interrompt totalement le trafic. Merci. Heureusement, les Forces du Bien les bougent de là, et c'est parti. Dans le train, je m'asseois en face de Bree Van de Kamp. Elle sort son portable, prévient les enfants que sa voiture est tombée en panne, mais qu'elle arrive vite en dépit des quelques turpitudes sur le trafic. Puis, elle sort son nécessaire de couture et s'attelle à l'élaboration d'un joli napperon fleuri.


Bilan : je veux dormir.

(Russie-Canada, Russie-Canada, ce message vous est adressé : va te faire, c... Néanmoins, en cas de besoin, ma porte et mon coeur te seront toujours ouverts.)

Humeur: Improbable