C'est vraiment très étrange.
Parce qu'au début, c'est d'elle qu'il était question. On voyait dans ses yeux et même dans toute sa personne en fait, que quelque chose clochait. Que malgré une vie si remplie, si éclatante, si pétulante, ben, il manquait encore le gendre idéal. Ou même pas idéal, juste un éventuel. Un hypothétique, quoi. Vous savez, celui qu'elles ont entre 16 et 23 ans, avec lequel elles restent parfois amies d'ailleurs, avant de tomber sur celui des 28 ans. Il n'était pas là ce soir, et je fus ému de compassion parce que je comprenais combien cette absence lui pesait.

À la fin, ce fut mon tour. Il y avait cette... cette flaque de Coca-Cola répandue sur le sol de la rame. Je m'asseyai donc à la hauteur de la bouteille renversée sans pour autant tremper mes souliers cirés dans la toxique chimique mixture. Là, tu vois, je l'ai ressenti. Je l'avais sur le bout de la langue, mais ce n'était pas à moi de le dire.

J'en veux un qui chante en secret.

Humeur: Insomniaque

Je ne sais pas son nom

26 octobre 2007 16:10
 
 

On s'en fout, parce que moi, j'en ai retrouvé un !


Suite à mes démêlés avec ce repris de justice qui écrit en cyrillique, j'ai décidé de ne pas baisser les bras, et de combattre avec les armes que je sais manier, à savoir les mots. Je décidai donc de garder mon nom, et de me faire une adresse Gmail.

Bien qu'à tout jamais dépourvu de l'unicité de mon nom antérieur, je choisis de ne pas m'enfermer dans un rigorisme rigide, et je naissai à nouveau de mes ruines fumantes :

Allégryon

Et puis, ç'a un petit côté erevanien, je trouve, ça change tout.

Humeur: Joueur

No one

25 octobre 2007 18:48
 
 

Ouaip, ben, du coup, je me retrouve dans toutes sortes de chansons. Je peux être Linda Lemay dans Je Suis Grande et Alicia Keys dans No One, ou encore Worthy Is The Lamb par Hillsong. Cela n'ayant qu'une moindre importance face à l'immense et traumatisante vacuité de ma misérable existence. Snif.

Sinon, moi, j'pense que les collégiennes qui s'habillent comme des filles de 22 ans, c'est des pouffes. Et j'pense aussi qu'avoir 22 ans, ça rime à rien. À 16, tu te fais recenser, et quelques temps après tu reçois une convocation pour cet ersatz de journée civique et citoyenne qu'est la JAPD. À 17, tu as ta première relation sexuelle pour ne pas froisser l'INSEE et les micro-trottoirs du Parisien. À 18, tu cesses de te rendre en cachette rue Saint-Denis et de t'abîmer les yeux devant Canal + le premier samedi du mois, parce que bon, c'est pour les p'tits, et puis, tu as maturé. À 19, tu commences une nouvelle vie, puisqu'après une année sabbatique, tu retapes ta première année de fac'. À 20, ta première grand histoire d'amour commence. C'est le premier printemps où tu te sens aussi plein de vie, c'est merveilleux, hein. À 21, tu fais un voyage aux States pour profiter (enfin) des boîtes, de l'alcool et écumer les routes du Texas profond ; tu reviens bronzé, péteux, mais plus attaché à ta terre natale. Et puis à 22, tu fais quoi ? Tu as un bac +3, mais ce n'est pas fini, tu veux faire une école, un master, trouver un appart', mais c'est encore trop tôt, tu en as déjà fait beaucoup, mais il t'en reste encore plus à faire. Tu as 22 ans, et tu as l'air fin. Je crois que c'est là le passage à l'âge adulte. Cet âge ressemble tellement à rien. Quand tu es passé par là, tu as tout enduré, le reste, c'est de la gnognotte.

Regarde, à 21 on t'appelle jeune femme/homme.
Regarde, à 23 on t'appelle femme/homme.

Tout commence à 22, c'est pour ça que c'est nul d'avoir 22 ans.

Humeur: Blasé