Et maintenant... Que vais-je faire ?

22 octobre 2007 22:31
 
 

Finies les vacances. Pile-poil quand y a la grève.


Mon premier jour en deuxième année de droit était du genre dont on se souvient. Mon horoscope m'avait promis une rencontre inoubliable avec un très vieil ami, mais il est 21:32 et j'attends toujours.

Alors bon, contrairement à mon habitude, je me lève à 6:30 sans réveil. Gravement malade, je tente de me rendormir, mais ça ne fonctionne pas. Je me prépare, tout  ça tout ça, et à 7:00 pétantes, je suis paré à affronter le monde.

Pas trop de souci de train, ça semble être plus ou moins correct, alors c'est parti, let's go to Saint-Mich'. Puis let's go to Luxembourg. Et enfin, let's go to Assas.

C'est moche, c'est froid, c'est glauque, c'est sombre, c'est entouré de bornes Vélib' sans Vélib', mais c'est ma fac', alors je fais semblant d'être fier tandis que j'arpente le hall, métonnant émerveillé de tous les changements qu'avaient apporté quatre mois de travaux. Y a plus de cafèt (la plus proche, c'est celle de la Catho, alors bon, lawl quoi), plus de bibli', plus de portes, plus de mare aux canards. C'est presque Ground Zero, en fait. Le Grand Amphi n'a pas changé, lui.

Mes yeux tombent immédiatement sur SexBomb n°1, et je m'apprête à m'installer pas trop loin de l'objet de notre culte secret mais sacré, et voilà que Miamia arrive. Je renonce sans trop de douleur à SexBomb n°1, parce que Miamia, elle est quand même super sympa, voire mieux que SexBomb n°1.

Première heure : droit des affaires. Le prof' ne se présente pas, mais il n'a encore donné aucun chiffre ou truc-économique-qui-fait-vomir, alors ça va. Ça peut même être intéressant. Avec Miamia, on blablate de Madrid, de ces gens dans l'amphi que l'on connaît et pour lesquels on s'interroge : comment qu'ils ont réussi ?!, mais on parle pas trop, parce qu'on est des étudiants sages et tout.

Ensuite, c'est droit civil, ou plutôt droit des obligations. Un prof' sympa, chaleureux, qui ressemble à Monk avec des lunettes, et qui prend plaisir à se balader dans les allées en dictant son cours tout en interrogeant de temps en temps les étudiants. Sa stratégie empêche tout somnolement. F*ck. Et puis, ses questions sont tellement sournoises... "Qui appelle-t-on quand la baignoire du voisin qui est en vacances fuit ?" Eh bien, à Assas, on déménage, on l'appelle, ou on hurle sur la concierge. Certains ont tout de même pris le parti d'appeler un serrurier pour s'infiltrer chez le voisin, et un plombier. Evidemment, en droit des obligations, ce salopiaud qui s'est tiré en laissant le robinet ouvert devra rembourser le voisin qui a payé. Mais bon, ça on s'en fout, hein.

Le truc important, c'est qu'il n'y a plus un seul distributeur de boissons ou de friandises, que l'absence de porte d'entrée laisse le froid entrer dans tout le bâtiment, dont les amphis qui ne sont manifestement pas chauffés, et du coup, tu as trop froid pour écrire, alors tu claques des dents et tu ne peux plus prendre de notes, donc tu ne peux plus réviser, donc tu rates tes examens jusqu'à la fin des travaux en 2011. Parce qu'il fait vraiment un temps glacial, mais dans l'amphi.

Alors avec Miamia, on s'en va à la fin des cours pour se réchauffer avec une viennoise au chocolat et un chocolat viennois de chez Starbuck's, mais devinez qui nous interpelle joyeusement par le plus grand des hasards : Tom-Tom ! ♥ On passera toute la matinée avec lui, à blablater, à faire mes inscriptions (oui, parce que bon, c'est bien beau d'aller en cours, mais quand on est pas encore inscrit, ben, ça sert à rien - n'empêche, y avait personne qui faisait la queue, et le gars du bas qui me retient pendant vingt minutes en prétextant qu'il y avait du monde là-haut... C'est blindé seulement au premier étage, et je suis sûr qu'elles m'attendent les madames des inscriptions), et à aller au Quick. Miamia nous quitte bientôt pour rejoindre l'amour de sa vie, et je suis docilement Tom-Tom bien malgré moi.

Ce salopiaud de corniaud de tocard de provincial m'entraîne dans un guet-apens destiné à me vider de mon sang. Ce n'est pas la première fois, que je donne. Le médecin est un peu inquiétant : il pense que je suis de race noire. N'importe quoi. Toujours est-il que je suis relativement rare. J'ai un sang tout à fait normal pour quelqu'un de ma population, mais dans la mesure où je vis au sein d'une population différente, voire caucasienne, mes gènes ne sont pas exactement semblables, et je porte en moi des particularismes qui pourraient être utiles à une minorité infime de gens de ladite population caucasienne qui partagerait mes carcatéristiques sanguines. Je suis A+, comme toujours, mais j'ai des lettres bizarres qu'ont d'habitude les gens de rhésus négatif. Ça, c'est parce que je suis un glandeur, je pense. Après toutes ces émotions, le goûter des héros. C'est moins bon que le Quick, mais, consolation suprême, je suis manifestement plus fort et endurant que Tom-Tom, puisque je puis me lever tout de suite après mon prélèvement, et qu'en plus, je me permets de rester debout sans chanceler.

Grosse discussion dont je ne garde aucun souvenir avec une journaliste qui se faisait prendre des trucs dans les veines aussi. Mais elle, ç'a pris plus de temps, et elle avait un écran à côté, alors que moi, j'avais juste mon sac. Discrimination évidente. Bref, on blablate bien, et après faut y aller, parce que bon, j'ai déjà un quart d'heure à mon rendez-vous avec Gibbs. Je la retrouve au cours, je salue mes connaissances diverses et varéies, histoire d'asseoir mon incommensurable popularité, et je passe les heures suivantes à lire un bouquin. On passe chez Promod à la sortie, et je suis épris de l'envie de tout essayer pour voir à quoi je ressemblerais en pouffe.

Pour rentrer, aïe, pas de métro'. Oh, mama mia, que vais-je devenir ? Lançons-nous à pied jusqu'à Montparnasse, nous aviserons ensuite.
Heureusement, les bus sont là, on croise Yot qui vient avec nous, et puis ensuite on abandonne Gibbs pour le métro' qui me ramène au train où je me fais bobo le genou à cause des méchantes gens qui se pressent de partout, alors que bon, y en a un par heure, vous pouvez pas attendre le prochain, lawl. C'est finalement en un seul morceau que j'arrive à la maison et que je pianote sur mon clavier, profitant d'un instant de répit pour jouer à 3615 Raconte ta life. Mais j'aime bien, avoir un public, c'est grisant.

Bisous, tout ça tout ça.

Humeur: Satisfait